RP - Souterrain des Piouz Transis - 2ème fournée

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RP - Souterrain des Piouz Transis - 2ème fournée

Message  nekroshaman le Mer 29 Jan - 1:05

Par Isild : un texte atypique de sa part, plus émouvant que morbide ... tout arrive  Very Happy 

Encore un soir dans le désert pour un petit groupe de campeurs téméraires ou suicidaires. Les quatre amis buvaient assis autour d’un feu camp pour mieux affronter la nuit à venir. Le ciel commençait à se teinter d’un doux bleu gris quand elle vint les rejoindre. Seule fille du groupe, elle restait souvent à l’écart de ces brutes sans foi ni lois. Le froid commençait à se faire sentir alors que la nuit n’était pas tombée et cela la fit sortir de sa retraite pour venir se joindre aux ivrognes du soir. Elle passa inaperçue quelques minutes, le temps que l’information de sa présence arrive à leurs cerveaux embrumés. Tels des enfants ils se mirent à lui réclamer une histoire avant d’aller tous dans leurs tentes ou leurs tombes. Elle hésita, réfléchissant silencieuse, ses doigts jouant avec les pointes des flammes. Elle finit par accepter d’un petit signe de la tête et sa décision fut accueillie par un hurlement collectif. Une fois le silence fait, elle prit la parole le regard perdu dans la danse des flammes du feu de camp.

“Comme vous le savez, enfin pour ceux qui commencent à bien à me connaître, mes histoires sont rarement joyeuses et souvent elles sont rattrapées par la triste réalité de notre monde. Je suis quelqu’un qui ne croit pas au destin et je ne sais pas parler d’espoir mais peut être puis je essayer ce soir… Je ne vous promet pas le résultat.

Je vais vous compter l’histoire d’un homme, un homme comme on en connaît tous un. Il a grandit entouré de l’amour de ses parents et de ses frères sœurs et les années passant, les zombies aussi il finit par remplacer leur amour perdu par celui d’une femme. Chaque jours se ressemblaient mais il était heureux. Enfin il avait été heureux…

Aujourd’hui, il aire dans le désert. Seul, il est parti droit vers l’horizon en maudissant la destinée et cette salope de vie. Il fait silencieusement le bilan de sa vie avec pour seul juge le désert. Il a survécu à tellement de chose, il a vécu tant d’événements avec tous les gens du village et ce soir il ne lui reste plus rien. Au village, il n’y a plus que trois personnes encore en vie dont deux vieillards et comme pour lui rappeler que toute victoire cache une autre guerre à venir, il se sait malade. La douleur dans sa poitrine n’était pas seulement dû à la perte de sa femme mais aussi à ses poumons malades. Pour chaque bouffée d’air qui venait envahir ses poumons il avait le droit à une sensation de brûlure et quand la douleur était trop forte il toussait jusqu’à cracher son sang sur le sable. Il en était venu à la haïr, cette salope de vie, alors qu’il avait toujours était optimiste.

Par réflexe ou par folie, il creusa sa tombe juste avant la nuit en l’insultant, en réclamant des explications. Pourquoi était il encore en vie ? Pourquoi le punir encore et encore ? N’avait il pas déjà assez souffert ? Pour se réchauffer, il fit un feu de camp et regarda les flammes danser dans le vent. Les larmes coulaient à flot sur son visage. Il était silencieux, n’ayant même plus la force de parler, comme résigné. Les flammes l’hypnotisait, s’étirant vers le ciel comme les mains des zombies s’étirant vers les veilleurs en haut des remparts. La fatigue ou la lassitude se faisait sentir dans tout son corps quand soudain son regard fut attiré par un spectacle étrange.

Le vent venait de faire voler un peu de sable et de poussière dans les flammes et tel un feu follet cette petite lumière partie plus loin dans les dunes. Alors qu’il le suivait du regard, il vit le feu follet mourir juste à coté d’un petit monticule carré posé là en plein milieu du désert. Alors qu’il tentait de voir et de comprendre ce que cela pouvait bien être le phénomène se reproduisit. Il suivit du regard le petit feu follet parti dans une autre direction et il vit le même monticule avec de posé à ses cotés un petit râteau. Un jouet d’enfant en plein désert… Un début de château de sable en plein désert ? Le feu follet s’éteignit et un autre s’envola. A chaque nouveau feu follet un objet venait compléter cet étrange tableau. Après l’apparition d’une pelle en plastique, d’un seau et d’une serviette trouée, un nounourse bien trop familier vint le pétrifier de terreur. Ce feu follet lui sembla mettre plus de temps à s’éteindre mais quand sa lumière disparu il la regretta. Il rechercha dans les flammes la naissance du prochain mais à la place il vit juste en face de lui, debout, son fils. Son fils qu’il avait senti mourir, durant des semaines, dans ses bras et qu’il avait mis en terre avec son nounourse. Il était là, à moins d’un mètre de lui, immobile à le regarder droit dans les yeux. Quand soudain l’enfant parti en courant et en riant poursuivit par plusieurs feux follets. Il s’assit dans le sable et commença à jouer et à rire sous le regard de son père ne pouvant s’arrêter de pleurer. L’enfant s’arrêta et lui tendit son râteau comme une invitation à venir jouer avec lui. La lumière des feux follets qui l’entourait rendait la scène douce et chaleureuse. Il se leva difficilement à bout de force et fit un pas avant de s’arrêter sentant une présence l’épier dans le noir.

Sur sa gauche, une silhouette de femme se tenait debout tant bien que mal dans le vent. Il ne voyait pas son visage, seulement ses cheveux balancés par le vent. Elle n’avait rien de rassurante et pourtant elle ne semblait pas agressive. Elle tendit ses mains ouvertes vers lui et lui proposa une gourde d’eau et un paquet de gâteau sec.

L’homme se laissa tomber à genoux dans le sable prit d’un fou rire qui finit en de longs sanglots.

Il avait compris qu’il était face un à choix simple, la vie ou la mort. La paix de son âme, sans douleur, sans faim à faire des châteaux de sables pour le reste de l’éternité ou alors la lutte pour la survie, encore et encore aussi cruelle soit elle.”


Un lourd silence s’était installé autour du feu de camp et elle finit par lever les yeux du feu pour regarder ses camarades droit dans les yeux. Elle pleurait. Après un instant, elle reprit.

“Ce choix, nous attend tous. Un jour, dans le désert, dans notre tente ou dans notre tombe, il viendra s’imposer à nous. Aucun des deux choix n’est mauvais au final, ce sera seul face à nos consciences, à nos souffrances passées et à nos bonheurs avenir que nous feront notre choix. Un mirage ou un espoir…”

Elle se leva et partit vers sa tente quand une voix se fit entendre.

“-Mais quel choix a t’il fait, lui ?”

Elle sourit et sans se retourner elle répondit.

“-La vie. Même si c’est 49% de souffrances et d’emmerdes pour 51% de bonheurs, malgré les douleurs physiques qu’il l’attendait, il a choisi de vivre encore une journée. Tout ça pour pouvoir un jour, alors qu’il ferait un château de sable pour l’éternité avec son fils avoir encore plus de beaux moments à lui raconter, des moments qu’il n’a pas eu la chance de vivre par lui même mais qu’il vivra à travers les yeux de son père en attendant le prochain mirage.”

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Re: RP - Souterrain des Piouz Transis - 2ème fournée

Message  nekroshaman le Mer 29 Jan - 1:08

Par Isild : on la retrouve dans un domaine qu'elle affectionne : l'humour noir  Cool 

L'école primaire.

Ce jour là, un gros groupe d’expédition partit pour aller fouiller une ruine très rare dans le désert. Pour cette occasion, toutes les générations étaient réunies, des deux plus jeunes du village pour les initier au vieux sage pour expliquer à tous la procédure. Le grand groupe parcourut le désert jusqu’à la ruine et une fois sur place tous sortirent les trouvailles faites sur le chemin. Un sac plastique, une pile, de la nourriture pleine de fourmis et de sable à un petit manche vibrant très convoité et enfin une grosse boite scellée au nom de M. Schrödinger. Tous étaient réunis autour de celle-ci qui portait pour seule indication le nom de cet homme. Les plus jeunes se demandaient si c’était le trésor de M. Schrödinger et les plus grands s’il y avait quelque chose à récupérer dans cette si grosse boite. Le sage arriva, avec un retard proportionnel à son âge, en mâchouillant quelque chose. Un petit rire monta dans l’assistance en voyant le vieil homme avec un chewing gum avant de lui demander de venir examiner la grosse boite. Il tourna autour un long moment en mâchouillant, donnant plusieurs coups de canne sur la boite. L’un des plus jeunes, du haut de ses sept ans, lui demanda si il connaissait un M. Schrödinger. D’un voix tonitruante le vieux se mit à déclarer :

-Mais oui, le vieux M. Schrödinger, un gars sympa et il aimait les bêtes !! Mais ça fait un bail que je l’ai plus vu et que j’ai pas eu de ses nouvelles.

Le vieux sage s’assit devant la boite et commença à crocheter la serrure tout en continuant à parler.

-Il était très intelligent. Il avait pourtant des idées bizarres parfois. Mais il était prêt à tout pour te prouver qu’il avait raison. Il disait que en fonction de certaines ondes, bah on trouverait des trucs dans un état ou dans un autre état mais que tant qu’on avait pas choisi d’onde l’objet était dans les deux états en même temps…

Le groupe était silencieux ne comprenant rien de ce que pouvait dire le vieux mais celui-ci continuait.

-Et pour prouver son truc il a fait un truc avec une boite et un chat.
-Y a un chat dans la boite ?
Demanda l’enfant de 7 ans.
-Euh… ouais ! Tiens ouvre la serrure vient de céder.

L’enfant le visage déjà heureux de voir un petit chat ouvrit la boite et recula dans un hurlement. A l’intérieur se trouvait les restes d’un chat liquéfié, dissous apparemment par un acide puissant. Le vieux se positionna au dessus de la boite et observa les restes baignant dans un jus marronâtre avant de rire.

-On n’a pas choisi la bonne onde… C’est drôle, mais le jus ressemble à une boisson que je buvais quand j’étais jeune… Même odeur, même couleur manque juste quelques bulles.

Plusieurs membres du groupe commençaient à se sentir mal et pour oublier le pauvre chat de l’étrange M. Schrödinger, ils demandèrent les explications pour visiter la ruine. Le sage prit une position théâtrale devant le bâtiment tout en mâchant comme une vache.

-Je vous présente l’école primaire !! Un endroit horrible. Il y a longtemps, en ce lieu, les parents venaient chaque matin abandonner leurs enfants pour la journée. En ce lieu, des adultes apprenaient aux enfants comment lire et écrire et parfois comment faire des œuvres horribles pour punir leurs parents !! En ce lieu, il y a quatre grands dangers !!
1- Les enfants : Ces petits êtres vicieux, sont morts depuis longtemps et sont rapides. Vous me direz des zombies comme les autres et bien non ! Eux sont plus vifs et en plus au moment de vous attaquer ils vous jettent un regard larmoyant pour vous faire baisser votre garde !! Attention… Mais il y a pire…
2- Leurs œuvres : De la peinture aux couleurs psychédéliques, à l’œuvre censée vous représenter et qui ressemble à une merde de chien avec un nœud pap, pour finir par le collier de nouilles que vous n’avez pas le droit manger alors que vous crevez de faim tout cela est là pour vous rendre fou !! Évitez les à tout prix… Mais il y a encore pire…
3- La maîtresse de CP : Oui cette vieille femme… Qui vous a traumatisés par sa laideur, sa mauvaise haleine et ses coups de règle sur la table pour faire venir le silence qu’il y avait déjà !! Eh bien cette femme, oui la même est maintenant morte et est encore plus laide mais en plus maintenant elle en veut à votre peau !! Courez ! Surtout si elle vous appelle au tableau… Mais il y a pire… leur arme ultime…
4- Le tableau noir : …


Le viel homme laissa un instant à chacun reprendre ses esprits mais les autres commençaient à penser que le vieux avait grillé un fusible. Mais ce dernier reprit son discours.

- Je disais donc :
4- Le tableau noir en ardoise : Il y en a un dans chaque salle. C’est sur cette plaque qu’on allait écrire à la craie blanche les réponses aux questions de la maîtresse. Mais maintenant c’est devenu une arme pour les zombies. Imaginez !! Vous faites face à un zombie, vous êtes dos au tableau. Il se jette sur vous et là, vous esquivez. Heureux vous l’observez se manger le tableau dans les chicots ! Le sourire aux lèvres vous partez vers la sortie quand celui-ci se laisse glisser au sol, les ongles griffant le tableau. Le bruit qui va naître de la rencontre des ongles du zombie et du tableau noir en ardoise va vous mettre à terre. Vous supplierez vos mères de ne pas vous mettre au monde !! Ce bruit va vous arracher les dents une à une, va vous violer les tympans et transformera votre cerveau en… en…


Ne trouvant pas les bons mots, le vieil homme se saisit de la boite de M. Schrödinger et en renversa son contenu sur le sol ce qui retourna l’estomac de pas mal de membre du groupe.
Alors que certains vomissaient en groupe contre le mur de l’école le sage ouvrit la porte de la ruine et se retourna vers les jeunes.

-Alors pour ne pas subir cette torture, je vous conseille…

Il tendit sa main vers le groupe et cracha dedans dans un bruit humide. Deux petites boules vertes pleines de baves y trônaient.

-Je vous conseille les boules Quies !! Qui m’aime me suive...

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Re: RP - Souterrain des Piouz Transis - 2ème fournée

Message  nekroshaman le Mer 29 Jan - 1:16

Par Manina : il y a cent façons de dire certaines choses. Manina, elle, n'a pas l'habitude de donner dans le synthétique ...

N.B : l'artiste étant dans un état d'ébriété avancé quand elle a posté son oeuvre, il a fallu tenter de reconstituer ce qui pouvait être le texte original. Donc, tout oubli, incohérence ou autre approximation ... ne serait pas de la faute du traducteur, mais quand même de l'auteur, parce que !  Very Happy 

Ah, cette petite pulvérine ...

J’ai toujours préparé mon sac bien soigneusement, mettant d’un côté ma nourriture, ma gourde à ma ceinture pour gagner de la place, ma bouteille d’alcool, parfois mes petites pilules rigolotes qui me permettent d’oublier la dureté de la vie et me redonnent un regain d’énergie après un coup de moi … ceux là, je les mets à portée de la main, dans une poche qui s’ouvre facilement quand on doit parcourir le désert discrètement : il est primordial de ne pas faire le moindre bruit quand il s’agit de se nourrir … cela serait trop bête, non ? HIPS … de mourir mangée quand on voulait soi-même manger un bout …

Ensuite, je mets dans l’autre partie de mon sac tout mon équipement dit "de défense", un peu plus au fond de mon sac : ceux là, j’en ai moins besoin, et je prie à chaque fois pour ne pas avoir à m’en servir. J’ai le truc pour parcourir le désert sans me faire repérer, il est donc rare que j’aie à me servir d’une arme pour reprendre le contrôle de la situation. Et si c’est le cas, je sais que j’ai le temps d’agir, calmement, en prenant mon temps : 1 baveux : pof, un coup de chaise de la gueule, ça fait diversion et je me recamoufle ; 10 zombies et j’utilise un procédé très prisé par les éclaireurs : un mélange de poudre fumigène auquel on approche une flamme : la fumée ainsi générée nous permet de nous dissimuler aux regards indiscrets des zombies et de reprendre tranquillement notre route …

Oui, j’ai toujours été soigneuse. Quand mon ami m’a suggéré un tracé de reconnaissance, j’ai préparé mon sac comme d’habitude, mais alors que j’étais dans la banque, je ne sais ce qui s’est passé cette fois ci : je regardais la pile des pulvérines et, songeuse, j’en tenais une à la main. Les relevés de mes camarades sur notre carte de fortune me montraient clairement que je trouverais en route des moyens de défense au cas où je serais submergée par les baveux, et la densité des zones me semblait tout à fait faisable … de plus, il y avait sur le chemin des objets utiles que j’aurais pu rapporter en ville, donc par peur du manque d eplace peut – être, je reposai la pulvérine que je tenais et m’en fus.

Ah, que j’ai-je pas fait cette erreur … j’ai utilisé tous les moyens possibles pour me sortir de ce mauvais pas, toutes les techniques que je connais, mais je suis cernée et je ne peux plus faire un seul mouvement …
Alors que je tente de repousser les 7 zombies qui m’encerclent, je la regrette bien, cette petite pulvérine …

Bref, vous l’aurez compris, en un mot comme en cent : HELP !


L'éclaireuse fut sauvée par une dévouée gardienne de bonne composition, tandis que ses camarades capuchés étaient occupés à se payer copieusement sa tête. Nul n'a vraiment compris où elle voulait en venir quand elle a marmonné : "Je suis de retour, et ma vengeance sera TERRIBLE !"

Dans le doute, tous les capuchés sont allés se planquer dans le désert ... en embarquant toutes les pulvérines.

nekroshaman
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